Une fois arrive au Japon, je m'attele a mon projet de rester minimum 6 mois ici pour mieux parler la langue. je m'enregistre au bureau de l'immigration et a l'office pour l'emploi, ouvre un compte et achete un portable japonais.
Puis viens le temps de la recherche d'emploi. j'abandonne vite ma premiere idee de faire serveur dans un restaurant francais: il faut parler couramment japonais. apres 2 semaines a courir a doite a gauche a travers tout Nagoya pour donner des CV, je cherche donc des postes de prof de francais, car les cours ne sont bases que sur la conversation et je n'ai pas besoin d'etre bilingue, voir de parler la langue. Mais je dechante egalement, les japonais voulant surtout parler anglais, et Nagoya restant une petite ville, la demande est moindre.
Je me rabats alors sur la manutention en usine, qui embauche beaucoup de bresiliens et peruviens. je rencontre alors un peruvien du nom d'Angel qui m'aidera a demarcher a Toyota, petite ville a 1h de train de Nagoya. se deplacant en voiture vers toute les usines du coin, je ne rencontre que des reponses negatives: mon visa de travail ne m'autorise que des boulot de prof de francais a mi-temps...
Un moment a bout de ressources, l'argent et la motivation manquants, je baisse les bras et reflechit a un retour en urgence en France: je ne me sentais pas le courage d'affronter une fois de plus 3 semaines de nouilles deshydratees comme seul repas.
Mais la providence sonne toujours quand on s'y attend le moins: je recois une convocation pour un emploi de prof de francais et d'anglais a Ise, petite ville provinciale connu pour ses forets immenses et son temple en bois reconstruit tout les 20 ans, et une reponse de Gabe de GAP adventures. Avec une aide financiere de mon paternel, toujours la pour les coups durs, j'arrive a assurer les 2 rendez-vous. un moment hesitant devant 2 probables reponses positives, j'ai du mal a choisir quelle option accepter.
Finalement, je n'aurai pas a choisir...