le 25 septembre, veille de mon depart, est aussi le jour de l'anniverssaire de mon pere.
a cette occasion, il nous invite au restaurant "la table de ken", ou nous dinerons d'une cuisine legere et delicieusement preparee, accompagnee de vins exquis, comme seule la region de bordeaux sait les faire (quel chauvin je fais!).
il me fait part de ses inquietudes quant a mon voyage, pretextant que 9 mois a l'etranger avec moins de 6000 euros en poche, et un projet qui sera fortement ecourte par le manque d'argent.
j'avoue avoir certaines inquietudes a ce sujet, mais je ne me resoudrai pas a raccourcir mon sejour, car trop important pour moi.
en sortant du restaurant, j'ai rendez-vous a la calle ocho pour un dernier verre en compagnie de deuch mon "pote de beuverie".
une fois encore mon pere me met en garde, jugeant que j'avais assez bu de vin pour la soiree.
mais un rendez-vous est un rendez-vous, et je me dois de l'honorer tant que je peux!
j'y vais donc, rencontre deuch, bois et discute, puis retourne un brin fatigue, a mes penates, pour une derniere nuit chez moi.
mais je fais le malheur de m'endormir 3 secondes au volant de la renault 5 de vero (la mienne etant "fatiguee"...), a peine le temps necessaire pour qu'un panneau publicitaire decide de se jeter sur moi, dechirant la carrosserie avant de la voiture.
je sors de l'habitacle, estomaque. un choc faible pour des degats monstres.
le nez du vehicule est demembre comme le papier alu qu'on ouvre avidement lorsqu'une pomme-de-terre-vapeur sort du brasier d'un feu de camp!
je tente alors de faire les 500m restant, roulant sur 2 jantes, regardant la route par la fenetre ouverte, pour percer le nuage de fumee qui se degage du moteur.
j'arrive au bout du trajet, degoute, me lamentant sur cette epave qui n'avait qu'une semaine avec sa nouvelle carte grise, et qui devai servir a vero pour se rendre au travail.
je me couche enfin, me rappelant les mises en garde de mon paternel, en esperant qu'il n'ai raison que sur un point...