Au petit matin, après avoir lever le camp, nous partons toujours vers le Nord, en direction de Bundaberg : la ville de la canne à sucre, et par extension, du rhum. Curieux de gouter au rhum australien, nous nous dirigeons vers la distillerie pour profiter de la visite guidée de 11h. Sur place, nous sommes très surpris par l’ampleur des mesures de sécurité. Nous devons porter des chaussures fermés et mettre tous les objets que nous avons sur nous (clés, lunettes de soleil, appareil photo et même l’intra auditif de Véro…) dans un casier. Pas de photos donc ! Dommage, on aurait aimé vous montrer l’énorme bassin à mélasse (résidu de la canne à sucre broyée dont on tire le rhum traditionnel) qui leur sert de cuve de stockage. Il en sort une chaleur et une odeur à vous saouler sur place !! On passe ensuite par les cuves de fermentation, l’alambic où la mélasse est transformée en alcool à 78°, avant d’être coupé pour atteindre 47°. Rien de bien spectaculaire en attendant sachant que nous avions déjà visité les 5 distilleries de Guadeloupe, forts de leur cachet rustique et de leur rhum vieux. En Australie, le rhum Bundaberg doit nourrir toute la population, ils ne peuvent donc pas se permettre de le faire vieillir en fut de chêne. On se balade ensuite dans les rues de Bundaberg, dont les façades possèdent un charme tout particulier ;puis nous partons bronzouiller sur la plage de Mon Repos, en attendant l’heure de la visite guidée( par un ranger) pour observer les tortues pondre leurs œufs sur la plage , phénomène rare qui n’arrive qu’à cette période et dont le Mon Repos Environment Park, à juste titre d’ailleurs, d’être le site de ponte le plus important au monde. Phénomène rare oblige, on arrive à 18h30pour faire la queue, après avoir marcher sur une route jalonnée par 35 crapauds écrasés signalant ainsi un parcours macabre… On arrivera à nous faire patienter jusqu’à 21h, entre expo sur les tortues, film sur les tortues et boutique avec marchandise spéciale tortues. Faisant partie du groupe n°2, on attend impatiemment qu’une deuxième tortue se présente sur la plage. A 21h15, on commence à somnoler devant l’accent australien du ranger qui débite sa conférence depuis plus d’une heure, lorsqu’on nous avertit qu’une tortue verte (très rare !) est arrivée sur la plage. On part dans l’obscurité, sans faire trop de bruit attendant les ordres de notre guide lorsque celui-ci, après nous avoir débité ses considérations sur notre belle nuit étoilée, reçoit un appel sur son talkie-walkie : on doit rebrousser chemin !! A contre cœur, on revient à notre point de départ, pour une attente qui nous semble bien plus longue, avec cette frustration. On en profite pour manger sinon on n’aurai pas tenu jusqu'à 23h, où la troisième tortue de la nuit est apparue sur le sable. Cette fois ci, c’est la bonne, on se précipite comme un troupeau vers elle, on voit rien dans l obscurité, et on doit jouer des coudes pour apercevoir un bout de nageoire. On arrive néanmoins a trouver une bonne place pour admirer une grosse tortue (environ 1 ,20m de longueur) creusant un trou pour y enfouir ses œufs avec difficulté. D’après le ranger, il s agissait d’une loggerhead, tortue en voie de disparition, reconnaissable à sa tête massive. Une fois son travail achevé, malgré les flashs intempestifs, elle rejoint péniblement la mer, pour reprendre sa migration. Les bébés tortues verront le jour 8 semaines plus tard, et prendront instinctivement le chemin de l’océan. Ce fut une expérience inoubliable, même si nous n’avons pu prendre ni photo ni vidéo qui montrent quoi que ce soit.
A une heure du matin, exténués, on squatte le parking de la plage, devant un camping.
Etapes :
Bundaberg