Levés avec la ferme intention de passer une matinée découverte avec les bushtuckers (nourriture aborigene du bush, dont les fameux bogongs, chenilles blanches bien grasses et juteuses), nous nous ruons sur les East Mac Donnell Ranges finalement, ce après avoir appris que la première attraction avait fermé ses portes jusqu’au 27 Décembre.
Déçus mais pas accablés, nous découvrons avec stupéfaction la beauté de cette splendide chaine de montagne qui révèle avec insolence son flanc. La Emily gap, que nous visitons tout d’abord, nous dévoile ses peintures rupestres sans difficultés puisque la rivière est asséchée à cette période de l’année.
Ce site sacré pour la tribu aborigène Arrernte est le lieu ou les ancêtres chenilles de Mparntwe sont apparus. Ces derniers seraient à l’origine de la création d’Alice Springs.
Nous continuons avec le Corroboree Rock, un peu plus loin, où nous retrouvons la culture aborigène puisque ce site est associé au sentier du varan Perentie.
Il semble que ce rocher et la zone qui l’entoure ait été le lieu de cérémonies ou de réunions rituelles des aborigènes. Les varans Perentie qui y demeurent, se cachent dans les éboulis, on n’en a donc pas rencontré.
Nous quittons les traces aborigènes pour aller à l’encontre des falaises. Celles de Trephina Gorge sont mémorables, le rouge des falaises qui vire parfois au pourpre offre un splendide panorama lors de notre promenade longeant le bord de la gorge. La coloration vive des falaises contraste avec le lit sablonneux de la rivière asséchée, et le vert des eucalyptus qui bordent la rivière. Une certaine sensation de puissance et d’énergie émane de ce lieu, et nous en sortons rassérénés.
Nous finissons notre découverte des East Mac Donnell Ranges par la Arltunga Historical Reserve, dans le but de voir une ville fantome certes, mais surtout pour y visiter sa mine « peuplée de colonies de chauves-souris » selon le guide.
Après une traversée de plus d’une heure, d’une route à 4X4, dont nous ne voyions pas le bout, nous arrivons vers 17h30 sur un centre de visiteurs désertique, mais ouvert. Le réceptionniste a débauché depuis une demi-heure selon l’affichage pourtant les portes du musée sont ouvertes. Le vent souffle dehors, un étrange sentiment s’installe.
Nous poursuivons notre quete plus loin et nous découvrons le village fantome est ses batiments (le Government work) en terre sèches, jadis habités par des mineurs venus d’Europe, pendant la ruée vers l’or.
Ces quelques batiments sont si étroits qu’on imagine la rudesse de la vie de mineurs d’antan et de leurs familles. Il émane de ce lieu un sentiment de solitude accru par la sécheresse et l’aridité des environs mais aussi par le bruit strident de la vieille éolienne du village. Personne aux environs, la ville se trouve à des centaines de kilomètres, la route pour y accéder est périlleuse, la terre est sèche.
En somme, on se sent seuls au monde à cet endroit !
Il est déjà plus de 18 heures et aucune mine n’est indiquée sur la carte laissée aux visiteurs. Après avoir cherché en vain, lampe torche en main, on rebrousse chemin. On n’a aucune envie de passer la nuit ici !!!En plus les Kangourous gris, rencontrés à notre arrivée sur ce site, ont déjà élus domicile dans les maisons, alors….
Ainsi, se termine notre découverte des East Mac donnell Ranges qui nous laissera néanmoins un formidable souvenir, surtout la Trephina Gorge et la Emily gap. A voir !