Enfin le travail est terminé, adieux laitues, oignions et tortionnaires.
J ai loué un bateau pour 7 pour une semaine sur la plus grande rivière d australie. De simple manutentionnaire, je passe capitaine d’un équipage hétéroclite et multiculturel. Nous avons à bord un second belge, un mousse créole, un cuisinier japonais, un pécheur taiwanais, une vigie japonaise et une ex-passagère clandestine coréenne, sans oublier le capitaine français qui contrairement au reste de l équipage ne changera pas de poste tous les jours.
J ai donc de lourdes responsabilités à ma charge, il me faudra réfléchir vite et bien pour éviter tout accidents, échouages et avaries, tenir un journal de bord complet, calculer l itinéraire et les temps de route, gérer les stocks de nourriture et calmer les ardeurs et les tempéraments d’un équipage varié.
Heureusement, tout l’équipage s’entend bien et réalise son rôle à merveille, ce qui pour une première traversée sur une simple rivière en tant que capitaine, me facilite beaucoup la tache.
Après plusieurs allées et venues avec le 4x4 pour amener à bord toute l’équipe et leurs effets personnels, nous profitons de notre première soirée pour mettre tout en ordre sur le bateau, prendre possession de nos quartiers respectifs et définir les taches de chacun avec diplomatie.
Pour cette première expérience, ma plus grande peur n’est pas de me perdre, (une rivière c’est pas très compliquée, soit on remonte le courant, soit on le descend, pour peu qu’il n’y ai pas plusieurs affluents en cours de route…) mais plutôt les collisions.
Lire une carte et m’orienter ne me pose plus de problèmes, la signalisation maritime non plus, mais les manœuvres d’accostage et l’expérience de la conduite d’un bateau me fait défaut.
Mon permis côtier est tout récent, et le seul bateau à moteur que j’ai conduit était très léger et très maniable.
Quant à celui-ci, c’est tout simplement une maison flottante coller sur une coque de catamaran, avec un petit moteur à l’arrière.
Autant dire que la tenue de route est difficile, et on nous a prévenu de ne pas naviguer de nuit et par grand vent.
Le chef-cuisinier du jour, Manu, nous a concocté des spaghettis bolognaise au thon, par égard pour Chu Ming Tseng, qui ne mange pas de bœuf .
Extinction des feux vers 1h00 du matin.