Départ du camping à 10h, pour une randonnée dans le Brisbane Forest Park le matin, et une visite du Woolshed Museum l’apres-midi ( musée de la laine de mouton ).
On arrive difficilement à trouver le chemin pour arriver finalement devant le batiment d’accueil du parc, où l’on nous précise qu’il vaut mieux mettre autre chose que des tongs pour faire la randonnée. On aurait bien sur penser à ça, mais elle nous précise que c’est surtout parce que c’est la saison des serpents…
Véro flippe devant la peau de serpent affichée sur une étagère, dont la longueur prouve la vigueur des espèces de la région…
Une fois nos chaussures au pied, et 45 minutes de routes sinueuses au travers du parc, nous arrivons au début de la randonnée que nous avons choisie, qui consiste à apprécier en une heure (rien de bien méchant) une végétation typique du coin, entre foret d’eucalyptus et foret humide sub-tropicale.
Le long du parcours, des panneaux nous expliquent que les feux de brousse, qui se propagent naturellement pendant cette saison, sont bénéfiques pour ces forets. En effet, la végétation subtropicale empêche les eucalyptus de grandirent en les étouffant par la densité de leurs branches qui cachent ainsi le soleil. Cette végétation subtropicale ne résiste pas à un incendie, tandis que les cosses d’eucalyptus ont besoin du feu pour éclater comme du pop-corn donner ainsi naissance à de nouvelles pousses. On appelle ça l’équilibre naturel…
Perso, je me sens revivre dans cette foret. La senteur émanant des arbres, les chants étranges des oiseaux, et ce soleil toujours présent qui percent les frondaisons, donnent à cette foret un air paisible et reposant.
Je prends le temps d’imiter le cri des oiseaux, comme pour leur communiquer mon plaisir de les trouver là, et je comprends alors pourquoi les aborigènes reproduisent leurs sons lorsqu’ils jouent du didjeridoo.
La foret m’a donc offert un incroyable moment de détente, et j’eus même le privilège d’apercevoir un red-legged pademelon, une espèce de petit wallaby qui bondit à mon approche dans les buissons protecteurs, pour se mettre hors de ma vue.